Mon premier compte bancaire pour la Bourse: Compte-titre ou PEA?

Vous avez maintenant terminé de lire nos guides et l’heure est à l’ouverture de votre compte. Pour passer vos ordres en bourse, vous aurez besoin d’un compte bancaire particulier. Pour répondre à ce besoin particulier, un choix s’offre à vous entre le Plan d’Epargne en Actions (PEA) ou un simple compte titre. Il existe également d’autres solutions, mais la plupart d’entre nous pourrons se contenter d’un compte titre ou d’un PEA. Ces deux produits bancaires n’ont pas du tout les mêmes caractéristiques, tant au niveau de leurs conditions d’utilisation que de leur fiscalité.

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Vous devriez pouvoir trouver mieux en théorie.

Le compte titres : la solution la plus souple pour bien débuter en bourse

Le compte titre à l’avantage d’être simple à ouvrir. Il suffit de disposer d’un compte courant dans une banque classique ou une banque online, et d’en demander l’ouverture. Celle-ci sous réserve de la signature d’un ou deux documents sera quasiment immédiate et dès lors, vous pourrez investir en bourse.

Contrairement au PEA, on ne peut pas déposer directement d’argent sur un compte titre. Il est associé à un compte courant qui lui sert de sas pour récupérer l’argent lors d’un ordre d’achat ou pour la déposer lors d’un ordre de vente.

Dans la plupart des banques, il existe des frais de garde qui varient, en moyenne, entre vingt et soixante euros à l’année. Selon les banques, ces frais sont facturés au semestre ou directement à l’année, mais ils seront systématiques dès lors qu’un ordre boursier (achat ou vente) aura été passé pendant cette période.

La fiscalité du compte titre est simple. Elle dépend des cessions effectuées dans l’année. Si le montant de ces cessions ne dépasse pas 25 730€ (seuil au 1er janvier 2009), alors aucune imposition ne sera déclenchée. Si en revanche ce seuil de vente est dépassé, l’imposition devient conséquente. Toutes les plus-values sont imposées à hauteur de 18% auxquels il convient de rajouter 12,1%  de prélèvements sociaux.

Lorsque ce seuil est dépassé, les bénéfices sont donc imposés à hauteur de 30,1%.

Le PEA : un placement bloqué à la fiscalité avantageuse sur du moyen ou long terme

L’utilisation du PEA, contrairement au compte titre, est restreinte aux valeurs mobilières.

Les sorties d’argent depuis un PEA sont imposables à des taux différents selon la date ou ces retraits sont effectués, mais surtout si ces sorties d’argent sont effectuées avant 8 ans, elles entraînent la fermeture du PEA et la vente de toutes les actions qu’il contient. Il convient donc de ne pas investir dans un PEA si un besoin de liquidités est prévu (comme il convient, plus généralement, de ne pas investir de l’argent en bourse, si on ne peut pas se permettre de le perdre).

Lorsque le PEA est clos avant une durée de 2 ans, les plus-values sont imposées à hauteur de 34,6% (prélèvements sociaux inclus). Si le PEA est clos entre 2 et 5 ans après son ouverture, les plus-values sont imposées à hauteur de 30,1% (prélèvements sociaux inclus). Dans les deux cas précédents, c’est-à-dire lors d’une clôture anticipée, le recours a un PEA apporte beaucoup d’inconvénients.

L’utilisation optimale d’un PEA est donc basée sur une durée de plus de 5 ans. Après 5 ans de bons et loyaux services, les plus-values réalisées grâce au PEA sont uniquement soumises aux prélèvement sociaux. Le calcul de ces prélèvements sociaux n’est pas évident, car il dépend des périodes où les plus-values ont été réalisées et des taux des prélèvements sociaux à ces différentes époques.

A partir de la 8ème année, il est possible d’effectuer des retraits partiels des sommes disponibles sur le PEA, sans qu’il ne soit clôturé. Par contre, un retrait complet des liquidités du PEA entraînera irrémédiablement sa fermeture.

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